Numéro ADELI d’un medecin ou RPPS : quelles différences pour vous ?

Depuis 2021, l’attribution d’un identifiant RPPS est devenue obligatoire pour l’ensemble des professionnels de santé, remplaçant progressivement le numéro ADELI pour de nombreuses professions. Les pharmaciens, infirmiers et masseurs-kinésithérapeutes, jusque-là enregistrés uniquement sous ADELI, sont désormais concernés par cette bascule administrative.

Ce changement impacte directement la gestion des droits d’exercice, la facturation des actes et l’accès aux téléservices de l’Assurance Maladie. La coexistence temporaire des deux systèmes crée des situations d’exception selon la date d’enregistrement ou la profession. Les identifiants AM et FINESS, eux, conservent des usages spécifiques dans l’écosystème de santé.

Adeli, RPPS, AM, FINESS : comprendre les différents identifiants des professionnels de santé

Le maquis administratif du secteur santé ne laisse aucune place à l’improvisation. Chaque praticien porte un numéro qui le suit parfois toute sa vie professionnelle, mais la frontière entre numéro ADELI et numéro RPPS n’est pas toujours limpide. Et pourtant, ces identifiants donnent le ton : ils déterminent l’inscription auprès de l’ARS, l’accès aux outils numériques et même la possibilité de prescrire ou facturer. À l’origine, le répertoire ADELI rassemblait médecins, psychologues, orthophonistes, infirmiers… C’était le document de référence pour exercer, ouvrir un cabinet, signer une ordonnance.

Mais le RPPS, Répertoire partagé des professionnels de santé, a changé la donne. Aujourd’hui, la plupart des médecins, sages-femmes, pharmaciens et autres professionnels de santé reçoivent directement un numéro RPPS lors de leur inscription auprès de l’ARS. Cette évolution simplifie la gestion des droits d’exercice, accélère l’accès aux outils numériques (comme l’annuaire santé) et clarifie le parcours du praticien.

Pour démêler ce paysage administratif, voici les grandes lignes à retenir :

  • Numéro ADELI : attribué par les ARS, il reste encore utilisé pour les professions qui n’ont pas migré vers le RPPS.
  • Numéro RPPS : généré automatiquement à l’enregistrement, il devient la référence pour l’ensemble du système de santé et tous les services associés.
  • Identifiants AM et FINESS : réservés à l’assurance maladie et à l’identification des établissements, ils ont des usages spécifiques dans la gestion des structures.

La carte CPS, directement liée au numéro RPPS, permet à chaque professionnel de s’authentifier dans les systèmes informatiques de santé. Sous l’égide de l’agence du numérique en santé, ce dispositif fiabilise les échanges, sécurise les données et accélère les démarches. Résultat : du médecin à l’infirmière, chacun accède plus facilement à tous les services numériques, qu’il s’agisse de prescrire, déclarer une activité ou transmettre des actes en ligne.

Secretaire administrative examinant des formulaires à la reception

Ce que le passage au RPPS change concrètement pour les médecins et les autres praticiens

La migration du système ADELI vers le RPPS n’est pas une simple formalité. Sur le terrain, pour les médecins comme pour tous les autres praticiens, cela transforme les habitudes au quotidien. L’enregistrement RPPS rassemble désormais toutes les données professionnelles sur une seule plateforme, pilotée par les gestionnaires RPPS au sein des ARS.

Ce changement se traduit par une délivrance automatique de la carte CPS à chaque nouveau praticien. Avec cet identifiant unique, tout devient plus fluide : ouverture des droits, accès sécurisé au portail numérique santé, signature électronique des documents médicaux. Sages-femmes, chirurgiens, auxiliaires médicaux… tous profitent d’un accès harmonisé aux outils numériques, qu’ils travaillent en établissement ou en libéral.

Voici concrètement ce que cela change dans le quotidien administratif :

  • La carte professionnel santé (CPS) fait office de passeport numérique, validant l’identité du praticien et limitant la paperasse.
  • Les données professionnelles sont centralisées et actualisées en temps réel, ce qui simplifie la coordination entre acteurs de santé et réduit les erreurs.
  • Le portail d’enregistrement RPPS permet des démarches administratives accélérées, utiles lors d’une première installation ou d’un changement de situation.

La transition vers le RPPS s’accompagne donc d’une modernisation en profondeur de la gestion des professionnels de santé. Les justificatifs deviennent numériques, la synchronisation des droits avec l’activité réelle se fait en temps quasi réel et les échanges avec l’agence du numérique en santé se renforcent. Un gain de temps, d’efficacité et de sécurité, dont les effets se ressentent jusque dans la relation patient-soignant. Le visage administratif du secteur santé change, et il n’a pas fini de surprendre.