Les formations en art-thérapie pour acquérir les compétences nécessaires

L’art-thérapie est une discipline en pleine expansion. Elle permet d’apporter un soutien psychologique à travers la pratique d’activités créatives. Si elle soulève un intérêt croissant de la part des professionnels de santé comme du grand public, sa méconnaissance laisse planer des interrogations quant aux compétences requises pour son exercice. En réalité, devenir art-thérapeute nécessite un parcours de formation spécifique. Celui-ci doit être sanctionné par une certification reconnue. Plusieurs filières diplômantes attestent également l’acquisition des savoirs cliniques, techniques et relationnels indispensables à la conception et l’animation d’ateliers thérapeutiques par l’art. Que ce soit au niveau master ou dans le cadre de la formation continue, les cursus délivrés par les écoles spécialisées répondent aux exigences déontologiques et réglementaires inhérentes à cette pratique. 

Des cursus diplômants

Le BTS Art-Thérapie propose une solide base théorique et technique. Le cursus de deux ans aborde les grands concepts de psychologie clinique, de pathologie et d’art-thérapie. Les apports de la psychologie jungienne, de la psychanalyse ou de l’art-thérapie développementale sont explorés. Le BTS aborde en détail les grands courants théoriques qui sous-tendent l’art-thérapie. Les étudiants apprennent à connaitre les principales pathologies susceptibles d’être prises en charge (troubles anxio-dépressifs, autisme, schizophrénie…). Le cursus permet d’appréhender les fondements de cette discipline à travers des cours relatifs aux médiateurs artistiques, au cadre thérapeutique et à l’éthique professionnelle. 

A découvrir également : Bien-être : 5 produits au CBD à tester

La  formation art thérapie rennes est complétée par de nombreux travaux pratiques. Les étudiants expérimentent les techniques au travers d’ateliers où ils jouent alternativement le rôle de patients et de thérapeutes. Ces exercices favorisent l’appropriation des outils et leur qualification initiale. Ils explorent les différents médiums de façon ludique et créative. Un premier stage en milieu clinique ou éducatif offre l’opportunité de co-animer des ateliers. Un retour réflexif est mené avec le tuteur sur les compétences développées.

La Licence Professionnelle offre une spécialisation. Elle est accessible après deux années de BTS ou un diplôme équivalent. Le programme d’un an approfondit les connaissances médicales, psychopathologiques et juridiques. Des modules optionnels permettent de se différencier selon les orientations souhaitées (enfance, gériatrie, handicap mental…). Des modules comme « Art-thérapie et personnes âgées » ou « Art-thérapie en psychiatrie infantile » affinent les connaissances selon les publics. Un stage long de six mois prépare de façon optimale à l’insertion professionnelle. 

A lire en complément : Encens : quels sont ses bienfaits ?

Un contenu pédagogique dense

Les théories de l’art-thérapie sont enseignées de manière approfondie. Les cours explorent les différentes approches historiques comme la psychothérapie par la créativité de Naumburg ou l’art-thérapie anglo-saxonne. La psychopathologie fait l’objet d’un important volume horaire. Les grandes pathologies sont étudiées à travers leur symptomatologie et leur prise en charge en art-thérapie. Des focus spécifiques sont réalisés sur les outils cliniques d’évaluation des publics comme les échelles de dépression ou les grilles d’observation comportementale.

Des travaux dirigés se penchent en détail sur chaque médiateur avec présentation de leurs spécificités techniques et thérapeutiques. Des ateliers d’art-thérapie sont animés en interne où les rôles de patient et thérapeute alternent. L’analyse clinique des processus à l’œuvre est ensuite menée. Plusieurs stages (hôpital de jour, IME, EHPAD…) sont proposés afin de mettre en application les connaissances acquises auprès de publics variés.

L’art-thérapie permet de répondre aux différents besoins du patient. En stimulant sa créativité à travers l’utilisation de médiums artistiques variés (peinture, modelage, musique, écriture…), elle favorise son expression et la libération de ses émotions. Elle agit comme un exutoire thérapeutique.

En fonction de la pathologie ou des troubles rencontrés, les objectifs visés sont multiples : 

  • diminuer l’anxiété ; 
  • renforcer l’estime de soi ; 
  • développer la motricité fine ; 
  • améliorer les capacités cognitives. 

L’art-thérapie s’intègre donc aux différentes prises en charge médicales et paramédicales. Pour accompagner au mieux les patients dans leur processus créatif, le futur art-thérapeute doit développer certaines compétences et qualités humaines. Une sensibilité artistique lui permet de stimuler et valoriser les productions. L’empathie et l’écoute active favorisent la compréhension des besoins et vécus exprimés. L’adaptabilité est nécessaire pour moduler les consignes en fonction de chacun. Le travail en équipe pluridisciplinaire requiert le partage d’analyses cliniques et une coordination dans les projets thérapeutiques. Cet aspect collectif contribue à l’efficacité des soins prodigués.

Des débouchés diversifiés

À l’issue de leur cursus, les diplômés en art-thérapie peuvent exercer dans de nombreux domaines. Ils trouvent une place dans une structure de santé, médico-sociale ou associative. Certains s’installent également en libéral. Ils interviennent auprès de publics très variés que ce soit des enfants, des adolescents ainsi que des adultes en souffrance psychique ou atteints de maladie. De nouveaux secteurs comme le milieu entrepreneurial  sont également ouverts. L’art-thérapie a également sa place en milieu pénitentiaire pour la réinsertion.

Les art-thérapeutes interviennent dans une grande diversité de structures, aussi bien publiques que privées. Dans le secteur médical, on les retrouve au sein de services hospitaliers (cancérologie, gériatrie, psychiatrie…) où ils mènent des ateliers de soutien aux soins.

Ils interviennent aussi dans les établissements médico-sociaux accueillant des publics spécifiques comme les personnes âgées, les enfants en situation de handicap ou de difficultés sociales. Certains exercent, par ailleurs, au sein de structures éducatives comme les écoles ou collèges pour un accompagnement préventif.

Par ailleurs, de nombreux art-thérapeutes ont choisi d’exercer en libéral, individuellement ou au sein de cabinets pluridisciplinaires. Quel que soit le cadre, l’art-thérapeute mène des ateliers à médiation artistique en favorisant l’expression par la créativité. Il assure le suivi des patients et travaille en étroite coordination avec les autres professionnels de santé/social. Ses interventions visent l’épanouissement et le bien-être des publics accompagnés.

Des accompagnements personnalisés des diplômés

Le centre de formation accompagne d’ailleurs l’insertion professionnelle à travers des conseils personnalisés, des stages et des offres d’emploi. Ses formations attirent chaque année un nombre croissant d’étudiants, témoignant du potentiel de cette discipline thérapeutique.

Outre les enseignements théoriques (histoire de l’art-thérapie, psychopathologie, déontologie…), le cursus repose sur une solide pédagogie pratique. Les ateliers initient aux différents médiums de manière ludique et créative. Ils donnent l’opportunité d’expérimenter alternativement les rôles de patient et thérapeute, favorisant l’empathie.

Des visites d’établissements médico-sociaux permettent aux étudiants de découvrir les publics accueillis et les modalités d’intervention. Des jeux de rôle simulant des entretiens affinent la capacité d’écoute, d’observation et de reformulation.

Le mémoire final constitue l’aboutissement du cursus. Son élaboration développe esprit critique et capacité de synthèse. La soutenance scelle les compétences validées et ouvre la voie à l’exercice légal de la profession.

Articles similaires