Ils étaient nombreux (quelques lecteurs masculins, mais manifestement plus discrets côté commentaires) à réagir à mon article sur ma perte de poids, et sincèrement, merci pour ça. Lire vos messages, c’est la meilleure part de ce blog. Partage, sincérité, discussions sans filtre : c’est pour ça que j’écris ici.
J’ai aussi reçu une remarque pleine de bon sens : « Mais comment as-tu pris ces 9 kilos ?! » Effectivement, on évoque souvent le résultat final, l’effet waouh, et bien moins les vraies raisons du décollage sur la balance.
Je vais donc revenir sur ce qui a mené à ce fameux gain de poids. Ça peut prêter à sourire vu de l’extérieur, mais quand le miroir ne vous renvoie plus l’image que vous attendiez, la réalité pèse lourd. Les complexes prennent le dessus.

Face au kilo qui s’installe, on a vite fait de dégainer des excuses toutes prêtes : hormones, âge, saison ou cette fameuse glande thyroïde… Pourtant, combien s’arrêtent vraiment sur leur propre hygiène de vie, leur alimentation, ou cette tendance à enchaîner Netflix et grignotages sur le canapé ?
« Non mais franchement, je mange juste deux biscuits en sirotant mon cola. Mais attention, version zéro ! »
Après avoir accusé la trentaine, « Tu comprends, mon corps anticipe, il stocke des réserves pour un enfant qui n’existe pas, nature oblige ! », et m’être persuadée que seules mes hormones sabotaient le tout, le déclic a fini par arriver. C’était en octobre 2016, sur la balance.
Le chiffre est tombé : 72,2 kilos. Voilà pourquoi mon pantalon me serre autant. Ce n’était pas une illusion : j’avais explosé mon score.
Alors oui, avec mon mètre 76, j’ai de la marge, mais là, impossible de se mentir. Comment étais-je passée de mon poids de croisière à presque 10 kilos de plus en moins de cinq ans ? Mes genoux s’en souviennent (petit rappel : 1 kilo en plus, c’est 10 kilos de pression supplémentaire sur les genoux).
Ma première réaction : les larmes, pas du tout froides. La petite voix du « body positive » qui tente de relativiser ? Pas pour moi. Si j’en suis là, c’est à cause de mes choix, et hors de question de m’y résigner. Larmes, crises, et même mes voisins ont dû entendre. Après vingt minutes, je me suis imaginée dans cinq ans, peinant à me déplacer. Finalement, j’ai appelé ma mère à la rescousse.
À l’époque, mon mantra tournait autour des frites plutôt que des garçons.
« Tu le dis toi-même, depuis la muscu c’est pire. On dirait un nageur russe. Tu t’étonnes de grossir, mais tu fais des frites la nuit et tu t’étonnes ! »
, « Mais, maman, je les fais au four, sans huile !»
, « … »
, « Je finirai vieille fille, c’est acté. Même sans chat… »
Après ce passage à vide (un brin dramatique, je l’avoue), j’ai perdu presque 10 kilos, retrouvé mon poids d’avant, et remis ce fameux pantalon. J’ai alors compris où j’avais déconné. On pense tous maîtriser la gestion du poids, qu’on détient la formule secrète… Et puis non. Parfois, il faut un œil extérieur.
Voici donc les comportements à éviter si vous voulez garder la ligne. Et si, comme moi, vous souhaitez maigrir sans vous infliger un régime (spoiler : ça ne tient jamais), je vous conseille d’aller voir un pro, diététicien ou nutritionniste, pour réapprendre à manger. C’est ce que j’ai fait pour démarrer mon « remise en forme ».
Je zappais le petit-déjeuner depuis des années
Dans l’espoir de réduire les calories, je sautais le petit-déj. Des articles vanteraient même les mérites du jeûne, rien de solide entre 20h et 13h… Sur le papier, c’était séduisant. Dans la vraie vie, mon ventre débordait de mes jeans préférés.
Je grignotais le soir
Sans petit-déjeuner et avec des midis ultra-légers, la faim me rattrapait le soir. Je commençais sagement, puis, une heure plus tard, la fringale me tombait dessus. Résultat : 500 g de frites au four (moins grasses, soi-disant), trois yaourts de brebis en dessert, et si mon copain avait le malheur de laisser traîner une boîte, je piochais dedans. Plus on se prive, plus on finit par craquer… Et les plats industriels n’arrangent rien : bourrés de sucre et de sel, ils ne rassasient pas.
J’ai testé les régimes « superglucides »
Le principe ? Selon certains, notre cerveau carbure mal sans assez de glucides. Donc, il faudrait manger des pâtes à volonté pour être plus « performant ». Sur le papier, on ne grossirait pas en avalant 400g de pâtes par repas. Franchement : grosse blague. La prise de poids, c’est une question d’équilibre : si on consomme plus que ce qu’on dépense, la balance ne ment pas. J’ai testé ce délire deux mois, et j’ai vite compris l’arnaque. Passons.
Je faisais trop de sport
J’en ai déjà parlé ailleurs : pratiquer du sport ne fait pas forcément perdre du poids. Ça creuse l’appétit, surtout avec quatre séances de muscu par semaine. Le soir, la faim devenait féroce. Ajoutez à cela des protéines végétales en poudre, et bonjour les boutons. Sans parler de la fatigue qui s’accumule.
Je refusais de me peser
La balance ne ment pas, et les vêtements non plus ! Pendant un temps, j’ai vraiment cru que ma machine à laver rétrécissait tout. Jusqu’au jour où j’ai osé monter sur la balance…
J’étais avec des garçons adeptes du grignotage
Impossible de rester stable si l’on partage sa vie avec quelqu’un qui grignote salé et sucré du matin au soir. Forcément, on finit par suivre le mouvement. À force, j’en ai eu assez de jouer à la maman : les miettes dans le lit et les sodas sur les draps, non merci. Les fruits et légumes, c’était pour moi. Depuis, chacun gère sa lessive et sa couette !
Je ne buvais pas assez
Notre corps, c’est 70% d’eau. Boire entre les repas change tout : 1,5 litre par jour, c’est suffisant. Les sodas, le café, le thé, ça ne compte pas. Parfois, on croit avoir faim, alors qu’on a juste soif. Depuis que j’ai eu une pyélonéphrite, j’approche les deux litres quotidiens, et ma peau me dit merci. Bien des envies de grignotage venaient d’un manque d’hydratation.
Je manquais de sommeil
Les soirées passées à traîner sur les applis, discussions interminables, et au final impossible de dormir avant minuit ou une heure. Épuisée, j’avalais plus de nourriture pour compenser le manque d’énergie (et les petits coups de blues, ça n’aide pas non plus).
J’ai mangé des pâtes de riz ou de maïs
Le produit « miracle » des régimes à la mode. Honnêtement, quelle supercherie. Ce genre d’aliment n’apporte rien, à part faire grimper la glycémie et favoriser le stockage. On mange, on a faim trente minutes plus tard. Mieux vaut opter pour un fruit ou une tranche de pain complet avec un bon verre d’eau.
#GlouGlou Voilà les principales erreurs qui m’ont menée là. Il y aurait aussi à dire sur le stress, évidemment. Peut-être que ce récit vous évitera quelques galères, et, espérons-le, vous aura fait sourire.
N’hésitez pas à partager en commentaire les mauvaises habitudes qui vous ont fait prendre du poids. Prévenez les autres lecteurs !
Pour aller plus loin sur le sujet : Comment j’ai perdu 9 kilos en 1 an : Camilleg.fr/Comment-Jai-abandon-9 kilos en 1 an Le sport n’est pas mince : camilleg.fr/sports-pas made-webstein Ma nourriture rééquilibrage camilleg.fr/alimentaire rééquilibrage anti-acné J’ai testé coaching sport camilleg.fr/sports-coach-poids-et-protéines-végétal-bebombasseornot Les erreurs du petit déjeuner chamilleg.fr/petits-déjeuners-error-du-petits-déjeuners Vaincre les crises de « boulimie » camillegal.fr/vaincre la faim.end-comment-comment




